Ma plus belle histoire

 

Sur cette page, vous pouvez lire les textes soumis au jury de Ma plus belle histoire par les élèves des Centres d’éducation des adultes Christ-Roi de Mont-Laurier et l’Impact de Rivière-Rouge dans le cadre de l’édition 2019. Ce grand concours provincial d’écriture est organisé depuis 16 ans par la CSQ – FSE – SPEHR.

Voici dans un premier temps ceux qui ont été retenus et publiés.

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Ne me pleure pas / Isabelle Moreau
Enseignante :
Sandra Paoli

Le 26 décembre 2013, mon père est décédé d'une crise de coeur massive.   Depuis ce jour, je n'ai pas cessé de croire que si je lui parle, il peut m'entendre. Ma vie a changé depuis qu'il est parti. Je me suis souvent demandé s'il allait bien, s'il avait souffert. J'ai aussi cette peur au ventre à savoir s'il est fier de moi. On ne se rend pas compte de l'importance de nos proches, jusqu'à ce qu'on les perde. Nous tenons pour acquis qu'ils seront toujours là, toute notre vie. Ce fut un choc lorsque j'appris la nouvelle. Si les anges pouvaient nous écrire, ce serait la lettre que j'aimerais recevoir de mon père. N'attendez pas de perdre vos proches pour leur montrer votre amour…Ma très chère fille, la vie ne t'a pas fait de cadeaux. S'il y a bien une chose que j'ai apprise, c'est que tu devras te battre pour ce que tu veux. Je te regarde aller tous les jours que le Bon Dieu fait. Tu as mis tant d'efforts dans ce que tu as entrepris. Quand tu me dis que tu vas tout abandonner, je t'envoie un peu de ma force. Je sais que tu sens ma présence auprès de toi. Quand tu te sens seule, je ne suis jamais loin. J'ai tenu ta main toutes ces années et je serai là. Que ce soit physiquement ou dans ton cœur, il n'y a pas de différence. Rappelle-toi toujours de qui tu es au fond de toi, car je t'ai transmis la force nécessaire à ta réussite. Je t'ai entendue toutes les fois où tu pleurais la nuit en implorant ma présence. Je veux juste que tu saches que papa n'est pas loin. Continue de me parler tous les jours, j'aime entendre ta voix. J'aimerais que tu ne m'oublies pas. Il faut que tu saches aussi que je ne souffre pas. Quand je suis parti, je n'étais pas prêt et je me suis battu pour rester. Je vois à quel point tu souffres de ma mort, cela me fait mal. Un deuil n'est jamais facile, ma fille, mais c'était dans l'ordre des choses. Nous en avions souvent parlé et je sais que même après ces cinq années, tu t'en veux toujours de n'avoir pas su me sauver. Ce n'était pas ta faute. J'étais malade et pris du cœur depuis des années. J'ose croire que tu comprends pourquoi je n'en ai jamais parlé. Ton cœur n'aurait pas supporté de me savoir malade et je voulais te préserver de cette tristesse. Je ne voulais surtout pas devenir un fardeau. Tu sais comment j'avais peur de finir mes jours alité. J'ai pu accomplir ma plus belle réussite : mes enfants.Ma fille, ne me pleure pas, car je veillerai sur toi d'où je suis. Je suis fier de toi et je te guiderai au travers des bons comme les mauvais moments. Sois courageuse, la vie te réserve encore bien des surprises.Ton père qui t'aime.


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Ma vie sans toi
/ Sabrina Bellefeuille
Enseignante :
Marie Ève Desormeaux

 

 Ma plus belle journée, c’est quand tu es apparue dans ma vie. Je t’aimais déjà, tu étais si belle, j’étais toujours avec toi. Malheureusement, tu nous as quittés trop vite. Je ne sais pas pourquoi, mais j’aurais le goût de passer une autre journée avec toi. Tu me manques énormément, j’aurais aimé t’avoir avec moi pour toute la vie. Même si je sais que la vie ne peut pas te redonner à moi. Tu sais, j’ai beaucoup pleuré depuis que tu t’es envolée vers le ciel. Je regarde toujours ton endroit préféré et chaque fois je me dis que ça fait un grand vide parce qu’on était toujours ensemble. Quand je vais dehors, je m’assois et je regarde le ciel en pensant à toi. Je suis fâchée que tu sois partie, mais au moins tu ne souffres plus. Tu voulais encore t’amuser, mais tu n’en étais incapable, tu ne pouvais plus bouger. Ça m’a fait très mal de te voir dans cet état-là. Quand tu as poussé ton dernier souffle, j’ai su que ton âme défilait dans le vent et dans le ciel. Une chose est sûre, tu es gravée à jamais dans mon cœur et dans ma tête. Je me suis toujours dit que la vie était injuste parce qu’on vit pour être effacé. Si l'on pouvait vivre tout simplement et ne jamais partir. C’est dur de perdre un proche, c’est blessant parce qu’il faut toujours être fort, et ne jamais baisser les bras. Si on les baisse, nos efforts seront devenus inutiles. Ça ne nous redonnera pas ce qu’on a perdu. Il faut continuer de se battre, oui ce n’est pas facile, car parfois on se laisse aller, comme si la vie n’existait plus comme si le temps serait arrêté. Parfois, on ne mange plus parce qu’on a perdu quelque chose de précieux, ou quelque chose qui comptait à nos yeux, mais la vie est compliquée à comprendre. Il faut la vivre, continuer de se lever le matin, faire notre routine habituelle et s’adapter à ces situations injustes. Le pire dans tout ça? On va revivre d’autres drames. J’ai grandi avec toi, ma meilleure amie. J’ai pris soin de toi depuis ta naissance. Je dois me dire que tu veilleras sur moi tous les jours de ma vie, car j’ai toujours été là pour toi. Je voulais partager cette histoire parce que quand je t’ai perdue, ma chienne si précieuse qui protégeait notre famille, ça m’a vraiment fait mal. Je ne voulais plus manger. J’allais même porter ton plat de manger à ta cabane comme si tu étais toujours là. J’ai fait ça 3 fois. Une autre fois, je voulais prendre ma marche comme je faisais tous les jours. Alors, j’ai pris la laisse et je suis allée jusqu’à ta cabane et je t’ai appelée, quand j’ai vu que tu ne venais pas. Je suis retournée dans la maison avec des larmes sur mes joues. Je me suis remémoré des souvenirs. Et voilà, vous connaissez mon histoire, j’espère qu’elle vous plaira et vous aidera dans votre vie. Macha, tu étais une chienne si formidable!

 


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Le temps de la chasse / Daniel Champagne
Enseignante :
Marie Ève Desormeaux

 

 L’automne est arrivé et les chasseurs retiennent leur souffle pour entendre le grand cri de l’orignal, dans la clairière derrière le grand érable à sucre où deux ans auparavant les chasseurs s’étaient aventurés. La grande noirceur et le froid d’automne annonçaient le début du temps de la battue. Des feuilles mortes jonchaient le sol. L’excitation d’être à la chasse motivait les hommes qui scrutaient les environs à la recherche de l’animal tant convoité. Dans leur cache, un profond sentiment de silence et de quiétude régnait chez les chasseurs. Ils étaient à l’écoute des moindres craquements de brindilles. L’automne froid du nord du Québec, en ce jour de novembre, semblait traverser les vêtements chauds des chasseurs. L’animal protecteur de la forêt montagneuse des Laurentides devait sans aucun doute s’y trouver quelque part au loin. Dans cet habitat, sans pollution ni activité humaine le temps semblait battre au ralenti. La chasse à l’orignal était ouverte et les chasseurs s’y étaient préparés durant toute l’année avec l’aide d’urine de femelle d’orignal pour attirer le mâle entre le feu croisé de leurs fusils nouvellement nettoyés.

 

Le grand esprit de la forêt avait déjà marqué son territoire. Les chasseurs avaient débroussaillé le terrain afin de trouver où l’animal avait l’habitude de trotter. Des marques de frottement de bois sur un arbre ou du crottin laissé sur un sentier avaient permis de connaître les habitudes quotidiennes de l’animal. Pour attirer l’orignal, un des chasseurs entreprit de battre des bois de cervidé l’un contre l’autre afin d’imiter l’animal en rut qui durant la saison des amours se frotte le panache contre les arbres pour attirer les femelles sans aucun doute à l’écoute.

 

La patience et l’expérience des chasseurs allaient-elles leur permettre de frapper?

 

L’équipement de pointe ainsi que des leurres efficaces pour la chasse à l’orignal devraient permettre aux hommes à l’affût de tuer cet animal majestueux. C’est dans les légendes amérindiennes où l’année compte six saisons que le grand esprit rencontre le chasseur pour le guider dans sa quête spirituelle et pour purifier son âme. Les esprits des vents, de la terre, de l’eau et du feu qui représentent les quatre vents se rencontrent pour former un tout dans l’immensité du ciel nuageux de l’automne.

 

Est-ce que les chasseurs devraient demander pardon à l’animal pour son sacrifice?La chasse est un art et les hommes sont devenus des maîtres en la matière. Après quelques jours dans la forêt froide d’automne, les chasseurs abattent un orignal de 1500 livres. Le panache gigantesque placé sur le devant de leur camionnette, les chasseurs partirent avec le sentiment d’avoir accompli une chasse fructueuse et mémorable.

 

 

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La fuite /
Nadia Desrochers
Enseignante : Marie Ève Desormeaux

 

 Dans une petite clairière, au nord de la forteresse d’Aberystwyth, vivait la famille Rothaïde. Femme de guerrier, Alchima devait plus souvent qu’autrement veiller au train quotidien de la ferme. En plus de s’occuper de la récolte des champs de maïs, elle devait élever seule leurs deux enfants. Waldrade, fils ainé, rêvait de devenir chevalier comme son père. Il adorait le maniement de l’épée et le tir à l’arc. Bien qu’il soit âgé d’à peine 7 ans, Waldrade transpirait de force et de courage. Leur fille Émillane était alors âgée de 4 ans. Elle n’avait d’autres loisirs que de chasser les papillons et embêter son grand frère. La famille attendait avec impatience le retour de Rotrude l’homme de la maison. Il était parti en guerre contre le clan des Norfolks.

 

La neige avait commencé à tomber, mais toujours aucun signe de son bien-aimé. Alchima se tourmentait d’angoisse. Jamais son homme n’était parti en guerre durant plus de dix lunes. Elle avala ses pensées sombres et reprit ses tâches du jour. À l’heure du repas du soir, les enfants ressentirent les lourds sabots des chevaux et des bœufs sous leurs pieds. La femme se dressa sur sa chaise. « Enfin le voilà ». Ils se précipitèrent tous à l’extérieur la joie au ventre. La femme voyait bien que les troupes n’arrivaient pas avec la même attitude qu’à leur coutume. Alchima sentit son souffle coupé et son cœur se déchirer. Marcil, chef de la horde, descendit de son cheval. Sa monture était ornée de pierres précieuses de couleur jaune celle représentant leur royaume. Il prit la femme dans ses bras en lui adressant ses plus sincères condoléances. Le brave se pencha devant Waldrade et lui dit : « sois fier de ton père, il a combattu avec honneur et est mort en champion ». Le jeune garçon essuya ses larmes et redressa son torse, il devenait à présent l’homme de la maison. La horde poursuivit son chemin répandant de la joie, pour ceux qui rentraient à domicile et la tristesse, puisque certains ne rentreraient plus jamais auprès des leurs.

 

Marcil pénétra alors dans le grand hall du château de l’empereur. Le sigisbée se rendit jusqu’à la salle commune pour discuter avec Sir Dioclétien 3e de ce qui s'était produit lors de cette longue et éprouvante guerre. L’empereur est resté de marbre en apprenant qu’il avait perdu 35 hommes au combat. D’un geste de la main, il renvoya son fidèle chez lui. L’empereur était satisfait des résultats reçus puisque la victoire revenait à son royaume. Le sultan avait pour règlement de remarier chaque femme trois semaines après le décès du défunt mari, et ce avec un homme de son choix.

 

Suite au tragique évènement, la famille Rothaïde avait beaucoup de mal à reprendre le cours de leur vie normale. Le sourire absent et le cœur moins gai qu’à l’habitude, Alchima et ses enfants étaient assis près du feu se rappelant de douloureux souvenirs. Un clappement les fit sursauter, les sortant ainsi de leur pensée.

 

- Qui va là? » demanda la femme apeurée.

- Madame Wilfrade, je suis le messager du Sir. Ouvrez, je vous prie.

Elle s’avança vers la porte et l’ouvrit avec méfiance.

-Voilà pour vous donzelle,dit-il en lui remettant un parchemin timbré du sceau royal.

Elle claqua la porte et se dépêcha à lire ce qu’il contenait.

 

-Ah non, mais non, c'est impossible, cria-t-elle furieuse.

 

Elle partit en trompe à l’étage et prépara les malles. Les enfants ne comprenaient rien.

 

-Pourquoi maman fait nos malles? », demanda Émillane à son frère.

 

-J’en sais trop rien ma petite!, répondit-il en observant sa mère qui pliait bagage en un temps record.

 

-Waldrade attache les chevaux à la calèche tout de suite.

 

Le fils s'exécuta sur-le-champ, ne sachant pas vraiment pourquoi. Ce n’est que rendu à l’écurie que le jeune garçon se rappela alors la coutume du monarque. La femme sortit de la maison avec les malles et la fillette. Elle courut jusqu’à la grange où son fils terminait à peine d’attacher les chevaux. Elle prit le chemin vers l’ouest en espérant trouver refuge dans un autre royaume. Un endroit où elle pourrait vivre son deuil en paix avec ses enfants.

 

Au lever du soleil, le monarque se prépara à marier Alchima à Walce, un jeune chevalier, qui avait récemment été adoubé. Mais lorsqu’il trouva la demeure de la femme vide, la colère émana de lui. « Retrouvez-la, et ramenez-la-moi », cria-t-il à ses soldats. L’empereur Doclétien 3e n’acceptait nullement ce genre de refus. Il était primordial pour lui que la famille fugitive lui soit ramenée au royaume et celle-ci y sera sévèrement punie. Une troupe de soldats furent déplorés pour les retrouver.

 

La famille Rothaïde débroussa chemin toujours en direction de l’ouest. Alchima connaissait bien le sort qui lui serait réservé si elle devait finir entre les bras des gardes. L’empereur était sans pitié face au peuple qui tournait le dos à ses traditions. Elle se rappela alors ce qui était arrivé quelques années auparavant à une femme de son village. Cette dernière avait tenté de fuir et avait été condamnée à la pendaison. Prise de panique et envahie par ces nombreuses et sombres pensées, elle tenta de faire avancer la calèche plus vite. En tant que mère, il était de son devoir de protéger ses enfants, elle ferait tout ce qui est en son pouvoir pour les mettre à l’abri. Plus loin ils iront, mieux ils seront. Après cinq jours de route, la femme perçut au loin un petit village du nom de Iverness. Les rues étaient illuminées par de petites lanternes, ce village respirait la tranquillité et la sécurité. La famille décida donc de s’y installer pour quelques nuits. N’ayant pas un sou pour payer leur séjour à l’auberge du coin, le propriétaire offrit à la dame de la laisser habiter une chambre avec ses enfants en échange d’un petit service. Alchima avait accepté de servir au bar les chevaliers qui y venaient pour chopiner. La famille se sentait si bien à cet endroit qu’ils y furent installés jusqu’à la saison des bourgeons. Alchima avait toujours son travail à l’auberge et se surprit même à apprécier de servir ses hommes, qui à chaque temps de guerre mettaient leur vie en danger pour sauver le peuple. Un soir, lors de son service, elle fut la cible de regards étranges. Les soldats l’avaient retrouvée. Elle déposa sa guenille sur le comptoir et se précipita à l’étage des chambres. Elle réveilla ses enfants et fit ses bagages à nouveau. À sa sortie, un de ses fidèles clients lui tendait la main et lui dit : « montez donzelle, je vous amènerai en lieu sûr vous et vos enfants. » La femme jeta un regard derrière elle et aperçut les gardes monter sur leurs chevaux. Sans perdre une seconde de plus, elle embarqua ses enfants et grimpa à son tour dans la calèche de l’homme. Ce brave mit les voiles dans les chemins boisés et tenta d’écarter les gardes qui les suivaient de très près. « Nous en voilà débarrassés milady. » Soulagée que cette course soit enfin terminée, Alchima décida alors de faire la conversation à son sauveur.

 

- Qui êtes-vous? D’où venez-vous? demanda-t-elle.

 

- Je suis Oldaric Montront et je viens du royaume des elfes, répondit-il avec élégance.

 

Ils discutèrent toute la nuit, sans se rendre compte que les heures filaient rapidement. Oldaric emmenait la famille vers un passage secret que seuls les siens connaissaient l’existence. Rendus à l’entrée de ce passage, l’homme fit ses adieux à la famille. C’est alors que la jeune Émillane lui dit : « Mais, monsieur pourquoi ne pas nous accompagner jusqu’à une nouvelle maison? » La mère rougit et sourit, l’homme poussa un petit rire et accepta de les suivre. Le passage était en fait un petit ruisseau sous la terre. Oldric pensa qu’il serait plus sécuritaire pour les enfants d’embarquer sur un radeau plutôt que de traverser à la nage. Ils prirent place à bord et continuèrent leur chemin sur les eaux sombres du tunnel appelé Aquarime. Après plusieurs heures à pagayer, la femme se sentit épuisée et décida donc de se reposer avec ses enfants.

 

Ce n’est qu’après de longues semaines de fuite que la famille finit par trouver un endroit où s’installer paisiblement. Toujours en compagnie du brave Oldaric, les Rothaïde se posèrent dans un village du nom d’Auchenald. Alchima avait tissé des liens avec l’homme qui les avait sauvés des gardes de l’empereur Doclétien. Elle ne croyait pas en être amoureuse, mais ne souhaitait pas qu’il reparte non plus. La femme l’invita alors à rester auprès d’eux pour un temps. Les années ont passé et les individus sont restés unis, ils ont fini par se marier dans ce village éloigné au sud de l’Europe. Les enfants ont grandi dans la joie et l’amour et plus aucun danger ne les guettait.

 

 

 

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La lumière de ma vie
/ Shanie Lépine
Enseignante : Marie Ève Desormeaux

 

Texte à venir…

 

 

 

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Voici les autres textes qui ont été soumis par les élèves de nos centres

 

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Destin Incontournable
/ Yannick Bradette
Enseignante : Sandra Paoli

 

Tout commença lors d'une nuit froide et nuageuse. La lune désespérément cachée avait de la difficulté à éclairer la belle couche de glace au-dessus du lac. Le silence total laissait entendre les frissons des sapins à travers l'épaisse forêt durant ce début d'hiver trop froid. La seule lumière plus forte que la lune était celle des fenêtres du chalet. Les quelques chandelles et le foyer réchauffaient ses résidents situés au milieu de nulle part. Deux couples, amis depuis l'enfance, avaient loué cette cabane pour une grande fin de semaine. Bien entendu, ils ne se doutaient pas que leur séjour allait prendre une tournure désastreuse.

 

«Ciboire qui fait frette icite Cam! J'sais pu si ça valait vraiment la peine de v'nir si loin juste pour faire du ski-doo...», s'exclama Ryan avec déception et regret dans sa voix. Ce dernier n'était pas vraiment en accord avec l'idée de louer un vieux chalet sur internet. Sa fiancée, Shany, le convainquit disant que ça leur ferait du bien de sortir de la ville et passer du temps en plein air. «T'inquiète vieux, d'main matin tu vas voir ton humeur va changer quand on va démarrer nos machines.», répondit Cameron, l'organisateur de cette aventure. C'est cet homme qui décida d'amener sa femme et ses deux meilleurs amis en pleine forêt vierge montagneuse. L'amour de sa vie, Chelsey, l'achalait déjà depuis longtemps pour sortir de la ville et vivre une aventure hors du commun, hors de leur routine. «Bon! S'pas que vous m'ennuyez, mais moi et mon amoureux on va aller s'écraser dans notre lit, collés au chaud, parce que j'ai vraiment hâte a demain.», dit Shany en tirant Ryan par la main. «Bonne idée! Ça va passer plus vite!», affirma Chelsey en se levant au même moment. Nos aventuriers se couchèrent terminant ainsi leur journée.

 

Le lendemain matin, le soleil se leva sans trop paraître, caché par d'épais nuages. Ceux-ci avaient laissé tomber une épaisse neige poudreuse sur tous les végétaux environnants. On pouvait à peine apercevoir le camion avec la remorque qui contenait les deux motoneiges. Le premier réveillé fut Cameron, ce boute-en-train préparait déjà le petit déjeuner pour tout le monde. Les autres ne tardèrent pas à le rejoindre, guidés par la bonne odeur du bacon et des œufs cuits dans le sirop d'érable. Aussitôt leur déjeuner et café consommés, nos motoneigistes en herbe enfilèrent leurs habits et sortirent. «Ouah! J'avais pas vu qui avait tombé autant de neige cette nuit.», s'exclama Ryan. Cameron répondit aussitôt : «Ouais, ça va être malade! Perdons pas de temps, aide-moi à sortir les ski-doo stp.» Les deux conjointes regardaient les hommes faire, Shany avec l'air un peu inquiet. «C'est pas un peu risqué? J'veux pas être rabat-joie sauf qu'on connaît pas les environs et y'a deux pieds de neige folle partout.». «Inquiète-toi pas bébé, on va faire attention, j'ai des fusées éclairantes et mon cell au cas où y'aurait d'quoi.», répondit Ryan, la rassurant. Surexcité à l'idée de faire de la motoneige dans un nouvel environnement, les deux hommes étaient prêts en un rien de temps et leurs femmes les rejoignirent sur-le-champ. «On va par où!?», demanda Ryan. «On improvise!», répondit Cameron en lui faisant un clin d'oeil.

 

Les deux machines à plein gaz, les motoneigistes empruntèrent le premier chemin qu'ils virent. Incertains si cette voie était vraiment un sentier sécuritaire, ils continuèrent leur trajectoire sans trop s'en soucier. Le ciel s'assombrissait peu à peu, mais nos aventuriers étaient trop distraits par leur adrénaline que leur offrait cette course. Après plusieurs bifurcations entamées aléatoirement, ils aboutirent au pied d'une gigantesque montagne. Ryan s'exclama : «On fait la course jusqu'en haut!?» Cameron répondit : «Ok, sauf qu'après on rentre pour être sûrs de revenir avant la noirceur!» Après un court décompte crié par Chelsey, les deux rivaux accélérèrent. À un tel point que les motoneiges avaient l'air de vouloir exploser. Leurs femmes s'accrochèrent très fort à leurs hommes. Au milieu de la grande colline, il commença à neiger. Les véhicules récréatifs firent un tel vacarme que nos deux couples sentirent un tremblement de terre. Ils aperçurent ce qui semblait être une avalanche. Leurs réactions furent simultanées, ils retournèrent leur ski-doo d'un 180 degrés parfait, gaz au fond. Leurs fiancées, bien accrochées, avaient toutes deux les yeux fermés et priaient pour ne pas être ensevelies.

 

Imaginez les sensations les plus intenses, celles qui donnent la chair de poule. Le froid si mortel qu'il fige les traits du visage, lorsque mélangé avec le puissant vent de la descente. Le bruit extrêmement fort de motoneiges et de l'avalanche qui rend la concentration du moment difficile. Sans oublier la neige qui tombe de plus en plus fort, collant dans les lunettes de ski. Les sapins qui passent à vive allure sans même bouger. Les bras fatigués, mais qui continuent grâce à l'adrénaline et la volonté du cerveau. Ce moment au ralenti quand l'on tourne la tête, l'instant d'un clignement de cil, pour regarder à côté si tout le monde va bien. Toutes ses émotions qui nous font sentir vivant, qui remplissent l'âme de vie et de volonté. À travers les cris assourdissants de la peur, d'un seul coup, la mort frappe sans retenue. Sans même se soucier des gens que nous laissons dans le deuil, elle agit sans aucune raison valable. Nos aventuriers furent enterrés vivants dans cette sauvage vague de froid. Une tempête se leva au même moment, la plus forte de l'hiver cette année-là. Toute trace effacée, sous plusieurs pieds de neige, par la nature sans cœur.

 

Plusieurs jours passèrent avant que l'on parte à leur recherche. Malheureusement, à part un camion enseveli et un chalet vide, personne ne trouva les deux couples disparus. Il faut s'attendre, en bien ou en mal, ce à quoi on s'est préparé à soi-même par sa conduite.

 

 

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L'histoire inexplicable / Yannick Bradette
Enseignante : Sandra Paoli

 

Il était une fois, dans une petite ville des Laurentides, deux adolescents qui vivaient avec leur mère. Ils avaient déménagé à Chute-St-Philippe car leur mère, Diane, s'était séparée et désirait rester très loin de leur père. Diane travaillait à l'hôpital pendant que Francis et Julie allaient à l'école. Un jour, après l'école, les deux adolescents firent comme d'habitude. Ils rentrèrent à la maison en autobus, lancèrent leur manteau de printemps sur le divan et, aussitôt fait, ils se précipitèrent dans la salle d'ordinateur. Francis et Julie étaient «accros» au clavardage depuis leur déménagement. Ils y allaient, chacun leur tour, tous les jours afin de garder contact avec leurs amis de Montréal.

 

Ce jour-là, pendant que Francis clavardait, un message insolite interrompit son activité. Le message qui s'affichait à l'écran était écrit avec des caractères illisibles. Francis était incapable de fermer la fenêtre du message dont les caractères s'affolaient et changeaient en accélérant. Julie, qui le regardait assise non loin de l'ordinateur, lui demanda: «Qu'à tu encore fait, Frank!?». L'adolescent répondit: «J'te jure, j'ai rien touché de mal!». Tout de suite après leur questionnement, il y eut une soudaine panne d'électricité, mais l'ordinateur resta ouvert. On entendait seulement l'horloge à pile de la cuisine et le ventilateur de l'ordi rouler à fond comme si ce dernier était en train de surchauffer. Julie s'exclama: «J'va aller voir le ''breaker''!». Cette dernière se leva pour aller voir le disjoncteur, mais la porte pour quitter la pièce était mystérieusement bloquée. Ils se retrouvèrent coincés dans cette petite pièce avec un ordinateur possédé. Frank se leva alors pour vérifier si la fenêtre s'ouvrait, mais avant d'être arrivé à côté de cette dernière, un faisceau de lumière bleuâtre apparut. Effrayés, les adolescents reculèrent apeurés par une silhouette qui traversa la fenêtre comme par magie. La silhouette ressemblait à un extra-terrestre: une tête ovale démesurée de son corps, ses longs bras minces et court sur patte. Les deux jeunes adultes étaient immobilisés par la peur. Pris de panique lors du premier pas de l'inconnu, Francis s'évanouit. Julie ne pouvait pas quitter des yeux la silhouette qui continuait d'avancer à petits pas vers elle, une main en l'air, comme si elle allait se faire toucher le visage. Subitement, Julie et la silhouette disparurent en un éclair laissant derrière eux un tourbillon de vent dans la salle.

 

Réveillé par le son et le flash de ce phénomène, Francis valsait, étourdi. Tout était redevenu comme avant, l'ordinateur allumé sur sa page Facebook et la lumière ouverte au plafond. Il entendit alors sa mère arriver de son travail avec son vieux Civic bruyant. Encore sous le choc et pris de panique, Frank ne savait plus quoi faire, il ne voyait plus sa sœur. Après avoir scruté les pièces de la maison à vive allure en appelant sa sœur, il constata qu'elle avait bel et bien disparu. Diane entra finalement dans la maison quelques minutes plus tard en le saluant et lui demanda: «Où est Julie?». Afin de ne pas alerter sa mère et peut-être passer pour un fou, il mentit en répondant: «Elle est partie prendre une marche... Elle devrait revenir d'un moment à l'autre.». Diane répondit un simple «ok» et se dirigea vers la cuisine afin de préparer le souper comme d'habitude.

 

Malgré sa faiblesse face à la sombre créature, Francis ne pouvait pas laisser sa sœur disparaître sans rien faire. Il sentit quelque chose se réveiller en lui, un sentiment de profonde motivation. Propulsé par son aura de soudain héroïsme, il fonça vers l'ordi. Tristement, ce dernier s'était éteint et n'allumait plus. Réfléchissant au plus loin de ce qu'il pouvait se rappeler, il décida de regarder par la fenêtre. Frank aperçut alors une étrange lumière bleue qui semblait étrangement émaner d'un tas d'excréments. Piqué par une énorme curiosité, notre héros sortit subtilement de la maison pour se diriger vers la matière fécale luminescente. Arrivé à côté, il continuait d'être très surpris. Le caca dégageait un parfum attirant, comme s'il avait un gigantesque lilas tout près, sauf que les seules plantes environnantes étaient de vieux sapins. Le jeune homme téméraire décida alors d'y toucher sans trop comprendre pourquoi. Lorsque sa main entra en contact avec la matière luminescente inconnue, un autre phénomène inexplicable se produisit. Tout changea autour de Francis, le sol, le ciel, les arbres et même sa maison disparut. Le tout fut remplacé par des vagues de couleurs magiques, un strident silence et une odeur irrespirable sans être désagréable.

 

Soudainement, tout s'arrêta et Frank apparut au milieu d'un écosystème complètement fantaisiste. Il s'exclama: «Oh fack!!» alors qu'il vit sa sœur courir vers lui à grande vitesse sortant d'entre les végétaux inconnus. Julie cria: «Cours Frank!!!». À peine eut-il le temps de se retourner que sa sœur le prit par la main et dégaina un étrange pistolet coloré. Elle tira sur le sol avec ce dernier et fit apparaître une viscosité bleue luminescente. Aussitôt fait, Julie plongea la main dans la matière étrange et le changement de dimension recommença. Se tenant toujours la main, ils furent téléportés à côté de leur maison. Exténuée par sa course, la jeune femme était sans mot. Le pistolet disparut en poussière dans sa main et la faille dimensionnelle disparut. Les deux adolescents savaient qu'ils n'oublieraient jamais ce qui venait de se passer et que personne ne les croirait non plus. Ils firent chacun promesse de ne pas parler de cette aventure à personne et ainsi se termina l'histoire inexplicable... jusqu'à la prochaine fois.

 


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Le martyr invisible
/ Krystel Cyr
Enseignante : Marie-Eve Desormeaux

 

Un frisson dans le dos, de la sueur dans le front... Des cauchemars dans ma tête ou bien dans la vraie vie? Comment distinguer le vrai du faux? Aucune idée! J'étais si jeune et si impuissante face à cette situation. Cette situation si délicate, si terrible pour une petite fille sans défense. Si petite, si timide. Une petite fille qui voulait seulement être comme les autres, du moins faire partie des personnes complimentées, et non de la petite fille dénigrée. N'ayant qu'une seule envie, me faire accepter dans cette société si cruelle. Maintenant que je sais, je n’aurais absolument rien changé. Si dure a été ma jeunesse, mais c’est elle qui a fait la jeune femme que je suis devenue. Voici ma plus belle histoire.

 

Dans mon lointain souvenir, à tout près de 4 ans, j’étais si excitée de commencer l'école pour me faire des amies... je désirais apprendre et devenir une fillette exemplaire.

 

Seulement à ma première journée d'école, on m’a collé une étiquette. Malheureusement, celle-ci m’a suivie toute ma jeunesse. J'étais en un claquement de doigts le « punching bag » de tous les jeunes de mon école. Physiquement et verbalement. Pourquoi ces jeunes m’ont-ils choisie? Ça aurait pu être n'importe qui. Mais ça a été moi. À l'époque, je ne voyais pas ça comme une expérience de vie, mais comme un désespoir. Qu'allais-je faire pour que cette étiquette disparaisse ? J'ai essayé de me faire aimer, mais jamais ça n’a fonctionné.

 

Un jour, en 3e année, en allant manger le matin à la cafétéria, la mère d'une nouvelle qui servait les petits déjeuners m'accoste seule et me dit de ne pas approcher sa fille sinon j'allais le regretter. Puis tout en me maintenant, elle continue : « Tu devrais être mise dans une cage dans le fond de la cour d'école. Tu es si dégueulasse! » À ce moment, je me suis dit : «à quoi suis-je bonne ici? » De retour à la maison, cachée dans mon refuge, j’ai cassé un miroir et commencé à me mutiler, encore et encore. Chaque millimètre de peau se recouvrait instantanément de sang. Un instant avant que je m’éventre avec le bout de verre dans mes si petites mains sans défense. Ma mère entra dans ma tanière si sombre juste à temps. J’avais 8 ans.

 

Mes parents m’ont emmenée aux urgences. Après avoir soigné mes plaies si profondes, le médecin me regardant droit dans les yeux dit qu’il ne pouvait rien faire. Ils m’ont transférée dans un autre hôpital. Après deux jours à me faire tripoter par chaque être qui avait un baccalauréat en santé. Ils m’ont retournée chez moi. Puis, je suis retournée à l’école dans mon enfer.

 

Deux semaines plus tard, j’ai essayé de me pendre, mais mes parents me surveillaient sans cesse alors ils m’ont encore surprise. Nous retournons à l'hôpital pour demander de l’aide. Désespérée, j’ai essayé de sauter de la voiture qui roulait, mais cette tentative n’a pas fonctionné vu qu’il y avait un système de sécurité pour les enfants. Contre tout espoir, les médecins m’ont retournée chez moi.

 

Heureusement, à l’école, j'ai pu être tranquille pendant deux semaines. Je n’avais pas d’amis, mais pour la première fois, ils ne m’intimidaient pas. Au bout de la troisième semaine, tout recommença, mais en pire. Ce moment fut si insupportable que mon âme de petite fille prit une grande inspiration pour calmer mes craintes. En plus, seul Dieu sait ce qui s’est passé, mais une prof a pris part à ce jeu cruel. Si j’échappais mon crayon, elle me battait. Si je posais une question, elle me sortait de la classe en me tirant par les cheveux.

 

Au bout d’un mois à endurer ça, j’ai encore décidé de mettre fin à mes jours, mais cette fois devant tout le monde avec un sac en plastique. Sous ce sac, semi-consciente, j'espérais qu’un miracle se produise que je me réveille de cet affreux cauchemar. Je les regardais eux qui ne réagissaient pas, je ne comprenais pas pourquoi personne ne me venait en aide. J’entendais les jeunes crier : «elle fake, c’t’une conne, elle mérite de mourir». La seule réaction est venue de la directrice qui a appelé ma mère. Quand elle m’a vue elle m’a enlevé le sac. J’étais sans connaissance. Elle appelle l’ambulance qui m’a emmenée une fois de plus à l'hôpitral. Ma mère criait à gorge déployée dans le bureau de m’admettre dans un hôpital spécialisé pour les suicidaires. Le médecin ne voulait pas, mais ma mère lui a dit que j’y étais presque restée cette fois et qu’elle n’attendrait pas ma mort. À contrecœur, ils m’y ont admise pendant 2 mois insupportables. Ma mère s’est vraiment battue pour moi. Sans elle, je serais 6 pieds sous terre, je ne la remercierai jamais assez.

 

Après ces deux mois, je n’avais plus d’idées suicidaires. Puis, j’ai changé d’école, je suis allée à Mont-Laurier. J’ai eu 2 ans de zénitude. Je me suis fait des amis et j’ai eu la vision d’une vie heureuse.

 

Quand je suis rentrée au secondaire, tous mes intimidateurs y étaient eux aussi. Alors, ç’a un peu recommencé, mais c’était mieux. Je me tenais avec d’autres personnes.

 

Sauf un soir, je me suis retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment, j'ai été battue par d’autres jeunes. J’en suis sortie avec une cheville foulée. Par chance, j’ai reçu un coup à la colonne vertébrale qui est passé à un millimètre de me rendre paraplégique le reste de ma vie.

 

C’est alors que j’ai décidé de faire l’école à la maison pour être plus en sécurité et me solidifier, me rendre plus forte. Puis, suite à mon agression, j’ai eu droit à des cours d’autodéfense qui m’ont fait énormément de bien. J'ai décidé de faire l’école à la maison pour me consacrer à mes études. J’avais accumulé un retard important qui m’obligea à recommencer en 3e année du primaire. En trois ans, j’ai réussi à faire 3e, 4e, 5e, 6e et début 1 ère secondaire. J’ai suivi une art-thérapie et aussi une thérapie conventionnelle.

 

Maintenant, je suis fière de moi, j’ai 16 ans et je fréquente le centre Christ-Roi aux adultes à Mont-Laurier. Je fais du 1er secondaire. J’ai un but, je veux devenir policière et je vais y arriver! Je suis forte! Je rencontre mes intimidateurs dans la rue et je ne réagis pas. C’est même eux qui détournent mon regard. J’ai un amoureux qui m’aime. Une famille forte qui me supporte. Je ne suis plus du tout atteignable. Pour tout dire, tu peux avoir une belle vie, peu importe ton passé, les difficultés font en sorte que tu grandis plus vite. Tu es mieux outillé et tu peux même aider les autres.

 

J’ai pardonné à mes agresseurs et intimidateurs. Sans eux, je n’aurais jamais eu toutes les connaissances et la maturité que j’aie aujourd’hui. Sans rancune.

 

 


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Quand on n’a rien à dire au restaurant
/ Léna Proteau
Enseignante : Sandra Paoli

 

Comment faire pour qu'il n'entre pas dans certaines pièces ou qu'il ne fasse pas toujours le même trajet.....faut se le dire, c'est plate de toujours faire le même trajet.

 

Donc, selon les dires de cette dame, il faut donner des «ordres clairs tout en lui indiquant des trajets différents à chaque fois, mais la beauté de tout ça c'est que, quand les ordres sont compris il devient autonome et revient sans misère à la maison où je devrais dire la base. On peut donner des ordres différents à chaque semaine et créer des obstacles soit en fermant les portes ou en positionnant des objets sur son chemin.

 

Ma compréhension est celle-ci: il fait juste là moitié du ménage à chaque fois que tu lui demandes ???? Ça fait pas de sens, mais je pense que c'est ce que j'ai compris. Pis si ça te tente pas de faire dès obstacles, tu pousses la poussière sur son chemin...

 

Bon d'accord! J'écoutais aux portes même qu'au début je croyais que la dame parlait de son mari par la description qu'elle en faisait. Selon elle, il fait son tour seul, autonome comme un grand «je n'ai pas besoin de le suivre il part et ensuite revient de lui même à sa place»,j'ai réalisé qu'elle parlait de son aspirateur «roomba» et la programmation de celui-ci, allons donc, si t'as rien de bon à dire ferme-la et fais la belle ...

 

Pendant ce temps, j'entends presque l'homme de l'autre couple penser:«si elle peut finir qu'on mange en paix»! Tout en acquiescant à ce que la dame dit de son aspirateur par politesse et sa femme qui semble intéressée qui en rajoute :   « ha oui ,ha ben, té tu sérieuse ? Non c'est pas sérieux,il est complètement autonome ?!?!?!»

 

Pendant ce temps, à l'autre table, le monsieur, lui, parle des bottes de l'autre monsieur en lui demandant si ce sont des bottes neuves ....bon "starter" de conversation :

 

-«sont tu doublées? Ça doit être chaud et elles ont l'air confortables, moi j'en ai mais je peux pas conduire avec, elles sont trop grosses! (D'après moi, Ça veut dire qu'il gèle des pieds pour conduire!) Le monsieur de répondre : -«Sont vraiment confortables mes bottes, je les aime beaucoup».

 

Et pour finir le plat, il y a ces Germaines à l'autre bout du restaurant entrain de dire à leur neveu quoi et comment le faire : «Mon petit, tu devrais acheter cette couleur là, bleu foncé ton manteau, comme ça tu auras pas l'air newfie» et l'autre tante qui est en complet désaccord :

 

«Tu serais mieux avec un rouge c'est mieux, tu vas être plus visible le soir».

 

Le p'tit de répliquer : «J'ai juste 9 ans, je sors pas le soir, môman veut pas». (C'est pour ça que je suis ici avec vous deux parce que je ne peux pas faire grand chose tout seul. Môman a peur de tout, pensa-t-il). Et les deux tantes qui continuent de plus belle : «Tu vas manger un hamburger et une frite» et l'autre tante qui répond : «non non non, il veut un hot chicken».

 

Le p'tit, les yeux en l'air et qui n'en peut plus, regarde la serveuse et dit : «Je veux justes un hot dog ketchup, relishe ….that's it»!

 

Les deux tantes se regardent l'air dubitatif : «il parle lui ?!?!?!?!» Et ça recommence ......pauvre petit!

 

Finalement, on apprend beaucoup de choses devant un café... au restaurant!

 

 

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À qui de droit
/ Nicolas Burinato
Enseignante : Marie-Eve Desormeaux

 

À tous ceux et celles                              

Qui ne connaissent pas

Le prix de la liberté

Lâchez vos cells

Avancez d’un pas

Et écoutez

La liberté s’est fait

Par le sacrifice            

D’hommes et de femmes

Arme à la main    

Dans les supplices

De la guerre

Marchez dans la rue!

Vous sentez-vous menacé?

C’est par la mort

Des militaires silencieux

Que vous pouvez prononcer

Vos dires

Donc je m’adresse à qui de droit

À ceux qui doivent

Leur libre liberté

À ceux qui se sont battus pour elle

Et qui profanent des injures

Contre ces mêmes personnes

Apprenez à vos dépens

Que tel le rossignol projetant

Son oisillon apprenant à voler

Vous feriez mieux de vous taire

Car que feriez-vous

Sans cette aile protectrice?

 

 

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Leçon de justice
/ Nicolas Burinato
Enseignante : Marie-Eve Desormeaux

 

Lorsque le sang gicle                                                                  

Où que des fraudes sont commises                                      

Les sirènes de la police

Justice parmi la justice

Retentissent parmi

Le silence de mort

Et scintillent

Code d’honneur

Du plus pauvre au plus riche

 

Un pour tous et tous pour un

Tous égaux face à la justice

Face aux barreaux de métal

Bourreaux pour les malfrats

Malheureusement, un classement

A été établi

Désoler pour l’outil

Que vous êtes

Vous venez de manquer

Le train des soubrettes

Masquer sous leur riche$$e

Avec deux $

 

 

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Pour toi papa
/ Nicolas Burinato
Enseignante : Marie-Eve Desormeaux

 

Papa j’attends ton retour

Le coude appuyé contre la fenêtre

En ces temps pluvieux

Je vois les saisons qui défilent

Telles une montagne russe

Parcourant son manège

Tu es ami!

Mon meilleur ami!

Mon super héros!

Pourquoi es-tu parti?

Là où je ne peux te rejoindre

Cela fait déjà trop longtemps

Trop longtemps que tu es parti

Ton petit garçon est devenu…

Un homme depuis peu

Tu as manqué

Ma graduation,

Mes exploits,

Mes douleurs

Et tu vas manquer…

Bien d’autres choses

Si tu continues à t’absenter comme cela

Au moins réponds à ma question…

Est-ce que cela a valu la peine

De quitter ta famille pour rejoindre

Dieu ?

 

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Solitude / Nicolas Burinato
Enseignante : Marie-Eve Desormeaux

 

Je suis seul

Seul parmi une mer de gens

Dans un océan agité

Où chaque vague représente

Une seconde et le rivage le temps

Qui défile sans trop savoir pourquoi

J’attends que les vagues m’emportent

Au rivage pour que je puisse m’écraser

Et disparaitre sur le rivage

Comme des millions de vagues avant moi

Et comme des millions de vagues après moi

Certaines vagues ont de l’importance

Car elles détruisent des vies et d’autres

Car elles approvisionnent les hommes en nouveautés

Cela constitue notre quotidien…

De l’eau

Mais pour une vague semblable

À 99,9% des autres vagues

Je me sens seul…

Dans cet océan

Infiniment grand

 

 

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Une leçon importante
/ Samuel Pagé
Enseignante : Sandra Paoli

 

C'était une froide journée hivernale et le jeune Samuel jouait dehors avec sa petite sœur, Rebecca. Ils avaient beaucoup de plaisir, ils faisaient des bonshommes de neige, des châteaux de neige, des batailles de boules de neige et des igloos. Cela faisait bientôt cinq heures que les jeunes enfants jouaient dans la neige lorsque tout à coup, leur mère les interpella:

 

-Samuel, Rebecca, c'est bientôt l'heure de manger, dépêchez- vous sinon vous allez rater le souper.

 

Alors, les jeunes affamés se dépêchèrent de sortir de leur igloo d'environ cinq mètres carrés. Samuel, plus rapide que sa cadette, réussit à sortir et ne fit pas attention. En sortant, il accrocha les côtés de la construction de neige et celle-ci s'effondra sur sa petite sœur. La pauvre petite était ensevelie sous la neige. Samuel, pris de panique, commença à creuser et finit par retrouver la tête de sa petite sœur. Cette dernière était tordue de rire. Samuel, blessé par la réaction de sa sœur, décida de la laisser déterrer son corps toute seule. Samuel entra dans la maison et se dirigea vers sa chambre le temps que sa mère ait terminé de préparer le repas. Les heures passèrent sans que la petite Rebecca donne un signe de vie. Samuel, très inquiet, se rhabilla et partit à la recherche de sa petite sœur. Après avoir fait le tour de la maison plusieurs fois, il retourna à l'endroit où il avait laissé sa cadette. Arrivé sur place, ce qu'il vit le fit rire à un point tel qu'il en eut mal au ventre, sa petite sœur s'était endormie, car elle n'avait pas eu la force de se dégager toute seule. Le garçon sortit la petite fille de son piège et la réveilla. Une fois rentrés, leur mère, inquiète, leur posa mille et une questions. Samuel raconta l'histoire et la mère éclata de rire.

 

Plus tard dans la soirée, Samuel se rendit dans la chambre d'Annabelle, son autre sœur, avec une mauvaise idée en tête: tirer sur sa sœur avec son fusil à air comprimé. La plus jeune des deux, se doutant que quelque chose clochait avec son grand frère, s'était cachée dans la chambre de celui-ci. Lorsque le vilain garnement entra dans la chambre de sa cible, il la trouva déserte. Alors, il retourna, bredouille, vers sa propre chambre. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il trouva Annabelle couchée dans son lit à faire un petit roupillon. Un peu en colère, le jeune homme chargea son arme, enleva les couvertures et tira sur la cuisse de l'intrus. Cette dernière se réveilla et commença à pleurer. Alors, sa mère arriva et punit le voyou, il était privé de dessert, la chose qu'il préférait par-dessus tout.

 

Finalement, cette soirée, Samuel n'aura pas tiré de conclusion de sa première aventure, car tout le monde avait bien ri alors ce n'était pas grave selon lui. La conclusion qu'il tira de sa seconde aventure fut que ça ne sert à rien de faire du mal aux autres, car on finit toujours par en subir les conséquences et ce sont très rarement de bonnes conséquences. C'est ainsi que Samuel comprit qu'être méchant, ça ne rapporte rien d'autre que du négatif.

 

 

 

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Mon soleil / Peggie Brisebois
Enseignante : Marie-Eve Desormeaux

 

Bonjour, je me présente Peggie Brisebois. Je suis mère de quatre enfants et bientôt grand-mère de cinq petits-enfants. J’ai eu ma première fille à 19 ans et ma dernière à 39 ans. Mes trois grossesses précédentes ont été relativement bien même si j'ai subi des césariennes. Mais pour ma dernière fille, ce fut dramatique, car je l'ai mise au monde au début de ma vingt-quatrième semaine de grossesse. Bien sûr, ils m’ont transférée en urgence à l'hôpital Saint-Justine.

 

Je suis restée deux jours au repos pour que mon bébé reste le plus longtemps possible dans mon ventre. Le matin de mon accouchement, j'ai passé une échographie vaginale sans savoir quoi que ce soit. Le soir, j'étais tranquille en écoutant un film. Vers 11h, je vois arriver dans ma chambre, ma docteure, trois infirmières et une civière avec deux messieurs. Je me demandais ce qui m'arrivait. La médecin me répond qu'il faut examiner mon col, elle m'examine et... panique... Les jambes de ma fille sortent de mon utérus! Là, tout bougeait dans ma chambre. J’ai réussi à prendre le téléphone et composer le numéro de mon mari. J'ai dit à une infirmière que c'est mon mari et de le mettre au courant. Là, on part du troisième étage pour se rendre au quatrième pour mettre ma fille au monde.

 

Rendus dans la salle de chirurgie, c'est plein de professionnels qui m'attendent. Ils m'expliquent qu'il faut m'endormir pour la césarienne. Tout s’est passé tellement vite. Je me suis réveillée deux heures plus tard. En tout, l'accouchement n'a pas pris tout à fait une heure. Je n'ai pu voir ma fille que deux jours après, les médecins refusaient vu son état.

 

Ils voulaient me préparer mentalement, car ma fille, toute minuscule, pesait 730 grammes, elle n'avait pas fini de se former. Ils m’ont fait voir un psychologue pour m'expliquer ce qui m'attend. Elle est branchée sur des machines à oxygène haute fréquence pour qu’elle puisse vivre. Les tuyaux passent directement dans sa bouche, son nez et même son nombril. Le matin arrive pour qu’ils me la présentent, ils m'ont donné des calmants avant. Je pleure tout le long du trajet dans les couloirs, on ouvre une porte, une autre, et encore une autre... On arrive aux soins intensifs en néonatologie, ils m’arrêtent et ils me répètent: « Madame Brisebois, vous savez que votre fille n’est pas un beau gros bébé, elle n’a pas fini de se former». J’ai répondu: OUI. On entre dans la chambre de ma fille et ce fut le pire jour de ma vie. Voir mon enfant ainsi... son corps saute dans son incubateur, des tétines sont collées partout sur elle. Elle est tellement minuscule. Son corps tout poilu, sa peau si transparente... j'aurais cru voir son cœur battre à travers elle. Je me rendis compte qu'elle ne pleurait jamais. Elle a eu besoin de sept transfusions de sang.

 

Après un mois et demi de combat, sans savoir si elle vivrait, un beau dimanche moi et son père étions ensemble avec ma fille lorsqu'un médecin entre pour une échographie pour vérifier si tous les organes se développent normalement. Il tire l’incubateur et voilà, il débranche ma fille qui se bat pour vivre. C’est la panique sur l’étage, l’infirmière dit au médecin: «vous avez débranché mon bébé». L’infirmière appuie avec force sur le bouton d'urgence et en quelque seconde toute l’équipe arrive en courant dans la chambre pour sauver, encore une fois, ma fille qui ne respire plus. J’ai pleuré ma vie. Heureusement, ils l'ont encore sauvée. C’est une battante!

 

On a surmonté ces épreuves ensemble pendant quatre mois et demi et on a réussi. Nous l’avons prénommée Justine en l’honneur de la fondatrice de cet hôpital, Justine Brisebois. C’est grâce à l’équipe exceptionnelle de cet établissement que je peux profiter de chaque moment avec mon soleil. Les infirmières prennent soin des enfants comme si c’était les leurs.

 

Aujourd'hui, Justine est une belle grande fille de onze ans en santé qui surmonte toujours les difficultés avec courage.

 


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Une agression…une vie changée / Caroline Neault
Enseignante : Sandra Paoli

 

Par un beau dimanche d’aout 2017, le 16 plus précisément, je suis au travail. Je suis intervenante en troubles graves de comportements sévères avec des clients autistes, trisomiques et déficients intellectuels. Peu de temps après le souper, j’offre une sortie à ma cliente pour la récompenser d’avoir eu une belle journée. À la station-service Petro-T, ma cliente, Brigitte et moi faisons une sortie pour aller acheter quelques friandises.

 

Brigitte est en fauteuil roulant, donc elle reste à l’intérieur de la voiture, les fenêtres sont ouvertes, moi je me trouve à l’extérieur à côté de ma portière. La musique joue, il fait beau, elle est très heureuse de cette sortie. Tout à coup, un homme s’approche de ma voiture, rentre sa tête à l’intérieur par la fenêtre. Offusquée, je lui dis : « qu’est-ce que tu fais la toé ». L’homme recule de quelques pas et sort un couteau de la poche de son gilet. « OMG! » que je me suis dit dans ma tête. L’homme s’approche vers moi couteau à la main. Il m’aurait sans doute atteinte si je n’avais pas eu le réflexe de reculer et faire le tour de l’auto pour me rendre du côté de ma passagère. J’ouvre rapidement la portière, c’est là que je me rends compte qu’il est derrière le volant, couteau à la main et il essaie de démarrer l’auto. Prise de panique, je chevauche Brigitte pour empêcher l’homme de la blesser ainsi que de partir avec ma voiture. D’autres clients s’approchent du véhicule, pendant que j’essaie de lui enlever les clés de ses mains. Voyant qu’il n’y parviendra pas, il sort et se sauve du centre du village.

 

Je m’effondre soudainement au sol, en pleure incapable de parler ou faire quoi que ce soit, mon coeur bat la chamade. Le commis prend mon téléphone cellulaire et compose le 911. Durant ce temps, les gens autour essaient de me rassurer, mais en vain. Brigitte n’a pas eu vraiment conscience de ce qui s’était passé. Seule chose que j’entends de sa part est : « Je vais le tuer le TAB…! » . Quelques minutes plus tard, les services d’urgence sont arrivés. Transportée au CISSS des Laurentides, je passe au triage. Ensuite, on m’installe dans un coin plus calme. Pendant ce temps, ma maman est en route et j’attends les policiers. Je commence à reprendre mes esprits, étant donné que le médecin traitant m’a donné des calmants. Tout à coup, j’entends des voix près de moi, un homme… Celui-ci disait à une femme qu’il venait d’être poignardé à la gorge, dans le centre du village, et que son auto avait été volée. Il y avait eu une deuxième victime cette journée-là.

 

À cet instant, je tombe dans un état de panique, j’angoisse, j’ai peur.

 

J’appelle l’infirmière…

 

Entre temps, ma maman arrive, elle me serre dans ses bras et on pleure toutes les deux encore et encore. Les policiers arrivent peu de temps après pour prendre ma déposition. Une fois tout terminé et que je me sentais mieux, je retourne à la maison avec maman. Elle passe plusieurs jours avec moi, j’ai peur. J’ai eu des rencontres avec des thérapeutes et les psychologues. J’ai aussi eu de la médication contre l’angoisse et l’anxiété.

 

L’homme a été arrêté et détenu jusqu’à sa sentence à laquelle je souhaitais assister pour finalement passer à autre chose, tourner la page comme je disais à mon entourage. Plusieurs mois ont passé, je restais chez moi, dans le noir, les rideaux fermés, le son du téléviseur au minimum afin que personne ne remarque ma présence dans l’appartement.

 

Jour de la sentence…

 

Ce matin-là, j’ai eu une nuit horrible, incapable de dormir. Une fois au Palais de Justice, je m’installe dans la salle d’audience, maman à ma gauche et ma soeur à ma droite. Lorsque le juge a mentionné le nom de l’homme, mon coeur a arrêté un moment, il battait la chamade en même temps. Ma maman et ma soeur m’ont pris les mains et m’ont serrée très fort. Je manquais de souffle, mon corps ne suivait plus, mes larmes coulaient sur mes joues sans arrêt. En attente qu’il entre dans la salle, je ne contrôlais plus rien en moi. Jusqu’au moment où la porte du banc des accusés s’est ouverte. Incapable de respirer, je tremblais de tout mon corps, j’ai revu tout ce qui s’était passé ce 16 aout. Voyant que j’étais dans un état second, maman et ma soeur m’ont sortie de la salle d’audience, ou nous sommes allées nous assoir pour que je revienne à moi.

 

Après un moment, la sentence est tombée. L’homme ira en prison pour trois ans, sans droit de rentrer en contact avec moi et les membres de mon entourage.

 

Enfin, je suis soulagée, je peux finalement tourner la page…continuer ma vie.

 

 

 

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Le réveil d’une vie / Wallace Gervais
Enseignante : Marie-Eve Desormeaux

 

Un soir, en janvier 2017, j’ai remporté 68 millions à Loto-Max, la plus belle soirée de ma vie. J’ai donné à ma famille la somme de 200 000 chacun. J’ai gâté mes meilleurs amis. J’ai donné trois millions au total.

 

Le lendemain, j’ai pris l’avion pour l’Italie, le temps de savoir quoi faire. La première journée, je me suis acheté une voiture Lamborghini noire. J’ai fait le tour d’Italie cinq fois.

 

J’ai mangé dans les meilleurs restaurants et je suis allé magasiner chez Georgio Armani et j’ai refait ma garde-robe. Quand je pensais d'avoir assez vu et tout fait, j’étais prêt à partir.

 

Le soir, je me suis rendu à l’aéroport, j’ai vu la plus belle femme au monde et à ce moment précis, j’étais en amour. Je l’ai confrontée et je lui explique ma situation. Elle s’appelle Marilyn Lamborghini. Son père est le président de la compagnie Lamborghini. Je suis l’être le plus chanceux au monde.

 

Je suis allée me marier avec Marilyn dans le petit village de la Sicile et je me suis acheté une montagne couverte de raisins pour la fabrication de vin avec un château sur le dessus et une vue incroyable qui coupe le souffle.

 

J’étais parti une année complète en Italie et il était temps pour moi de retourner au Québec et présenter ma nouvelle épouse.

 

Avant de partir pour le Québec, je me suis fait livrer deux Lamborghini à l’aéroport avant qu’on arrive, un blanc pour Marilyn et un noir pour moi.

 

Quelle surprise! Quand je suis atterri à l’aéroport, tout le monde que je connais était là. J’ai invité tout le monde à manger au Ritz-Carlton et présenté ma nouvelle épouse.

 

J’ai loué la salle à manger du Ritz-Carlton pour toute la famille et mes amis. Avec un microphone, j’ai présenté mon épouse Marilyn et j’ai raconté mon aventure en Italie.

 

Tous sont venus me voir une après l’autre, avec la même idée en tête, que je leur donne plus d’argent. Quand je leur disais non! Il était tous fâché et ils m’ont tous envoyé paître. J’avais tout perdu mes amis et ma famille.

 

Soudainement, je me suis réveillé et j’ai réalisé que c’était juste un rêve. J’ai encore ma femme, mes deux enfants et tout le monde m’aime encore. C’est vrai ce que dit Loto-Max, ça fait rêver.

 


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Ma vision / Wallace Gervais
Enseignante : Marie-Eve Desormeaux

 

Est-ce que vous le savez que notre galaxie s’étend sur 150 000 années-lumière? Elle est composée d’environ 200 milliards d’étoiles et c’est une galaxie en forme de spirale. La Terre est la troisième planète du système solaire et elle est en orbite autour du soleil.

 

Au début des temps, la planète était gelée, les rayons du soleil ont fait fondre la glace. Quand l’eau s’est réchauffée, les microbes ont pris vie. Après des millions d’années, la vie à commencer dans l’eau et les créatures sont sorties en rampant. La température était très chaude, il y avait beaucoup de volcans.

 

C’était l’époque des dinosaures avec les petits mammifères. Les dinosaures étaient les prédateurs sur la planète. À l’époque, la Terre était à 75% d’eau et 25% de terre.

 

Soudainement, la planète Terre a été frappée par une météorite de la grosseur du Texas. La force de frappe a été tellement puissante qu’il est monté des millions de tonnes de poussière de roche qui ont été projetés dans l’atmosphère et que les rayons du soleil ne passaient plus au travers et voici l’ère glaciale. Toute la Terre est gelée et c’est l’extinction de toutes les créatures sur la planète.

 

Quand le soleil s’est finalement montré, la planète s’est remise à revivre et la glace a commencé à fondre. Les montagnes se sont formées et la verdure a repris sa place. Quand la météorite a frappé la terre, elle nous a laissé des atomes et des bactéries extraterrestres. Des millions d’années après l’extinction du dinosaure, une première créature est sortie de l’eau en rampant et l’évolution de cette créature est devenue l’homme de caverne.

 

Nous sommes rendus au 20e siècle et bientôt, nous allons retourner au début des temps. La Terre est polluée par la surpopulation des humains, mais la terre est vivante. Elle sait comment se défendre contre tous les microbes qui veulent la tuer. Elle propage des anticorps par exemple: des tsunamis, des tremblements de terre, volcans, tornades et des ouragans et beaucoup plus. Et pour affaiblir les microbes, des maladies et des virus mortels se propagent comme la peste. Ce n'est pas assez pour arrêter l’homme, il peuple et pollue à une vitesse incroyable.

 

Une chose qui est sûre, la Terre va gagner le combat, sinon la prochaine météorite va régler le problème des humains et une nouvelle espèce dominera.
                      

 


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Moments difficiles d’une famille / Roxanne Desbiens-Langevin
Enseignante : Sandra Paoli

 

Par un matin pluvieux et frisquet de novembre, je traversais la rue Sainte-Catherine avec mes maigres emplettes sous le bras. Comme toutes les semaines, je profitais de la messe pour ensuite aller faire mes achats chez le boucher et l’épicier. Le sermon du curé avait été un peu plus long cette journée-là. Ce dernier avait profité de notre présence pour nous rappeler que ce midi il y aurait de la soupe pour ceux et celles qui étaient dans le besoin. C’est que, depuis quelques semaines, la ville était paralysée puisque plusieurs usines fermaient ses portes et les hommes étaient mis à pied. J’avais entendu que plusieurs villes vivaient la même situation et qu’il n’y avait plus de travail nulle part. Le manque d’argent se faisait de plus en plus entendre.

 

En entrant chez moi, j’avais entendu les cris joyeux de ma marmaille. Robert et Marcelle s’amusaient avec un cheval de bois usé tandis que Micheline et Thérèse habillaient joyeusement leurs poupées de vieux bouts de tissu. Notre maison était la plus petite du cartier, de grandes fenêtres laissaient pénétrer la lumière du soleil. Une cheminée majestueuse prenait place au centre du salon et la cuisine était petite, mais très fonctionnelle.

 

En voyant Lucien, mon mari, qui s’avançait vers moi avec un regard sombre, ma chevelure passa du noir au blanc en quelques secondes. Lucien n’avait pas la force de me le dire, mais j’avais tout de suite compris ce qui se passait. Il avait perdu son emploi, car l’usine où il travaillait avait fermé.

 

J'étais une femme au foyer, je m’occupais des enfants et du ménage pendant que mon mari travaillait. Mais depuis cette terrible nouvelle, nous étions tous les deux à la maison. Ce fut un temps dur, nous étions une famille modeste. Quelques jours passèrent et le charnier ne demandait qu’à être rempli. Chaque jour, nous allions manger à l’église à deux coins de rue, mais la file d’attente était de plus en plus longue.

 

Seulement trois mois plus tard, nous avions enfin reçu des coupons échangeables que mon mari avait demandés. À mon grand étonnement, certains commerces les refusaient. Voir mes enfants affamés me brisait le cœur. En quelques mois seulement, ils avaient perdu près de dix kilos.

 

Je décidai d’aller à la recherche d’emploi, mais sans succès. De jour en jour, je me sentais de plus en plus faible, mais je n’ai jamais abandonné, j’étais prête à tout pour ma famille. Je me promenais au centre-ville avec mes deux filles quand un homme s’approcha vers nous, vêtu d’une chemise et d’un veston. Il m’offrit d’aller travailler pour lui, il me demandait de nettoyer sa maison en échange d’une chambre avec une salle de bain. Nous n’avions plus d’eau et d’électricité depuis déjà deux semaines. Je lui dis que j’acceptais son offre.

 

Nous avions vendu la maison pour quelques miettes de pain, mais au moins, nous avions un endroit où nos enfants étaient au chaud. En entrant dans la chambre, les enfants se disputèrent pour savoir qui allait prendre sa douche le premier. Pendant ce temps, mon mari reçut une lettre qui lui disait de se présenter à la gare. Les gouvernements avaient mis en place des travaux publics pour les hommes qui avaient une famille à faire vivre.

 

Mon mari faisait des travaux publics et moi du ménage, mais au moins nous avions assez d’argent pour nous nourrir. Lorsque mon ménage était terminé, j’allais à l’église pour servir de la soupe, car malgré tout, nous étions chanceux. Il y avait encore énormément de gens dans le besoin et j’avais comme devoir d’aider les autres.  

 

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La chute du Nord / William Perron
Enseignante : Marie-Eve Desormeaux

 

Le début de la fin

 

Seul le roi des fous se soucie du repos des morts…ils auraient pourtant dû…

 

Seul, ensanglanté et épuisé, un soldat en armure noire au soleil blanc moucheté de sang, de sang frais… Si seulement c’était le sien… Il n’avait d’autre choix que de rejoindre la forteresse devant lui malgré la pluie et le refus de son cheval devant de telles conditions. Mais Kyd n’avait pas le choix, trop faible pour rebrousser chemin dû aux litres de sang perdus sans oublier la guerre qui faisait rage, il fonça au galop.

 

Pendant ce temps, dans le château D’Hinarcia capitale du nord, le roi Braug d’Hinarci fêtait l’anniversaire de sa fille Ella âgé de 18 ans. Née pendant la guerre qui sépara les trois royaumes, Ella n’était pas comme les autres princesses. Elle préférait les épées aux tasses de thé et les boucliers au cours de langues, sans oublier tous les soucis causés à la garde lorsqu’elle était une adolescente: fugues et vols de chevaux ou d’armes étaient le quotidien de sa garde rapprochée. Au moins, Ella savait se tenir en présence d’hommes importants ou lorsque le moment le demandait, car telle était son devoir. Alors que la fête battait son plein; hommes, femmes et enfants pouvaient boire toutes les meilleures bières du nord et savourer les meilleurs plats. Tout se passait pour le mieux jusqu’à ce qu’un invité surprise coupe court à la beuverie royale. En temps normal, interrompre une fête royale se termine souvent au cachot… Excepté lorsque vous portez le blason ennemi.. sans une seconde d’hésitation, deux des gardes présents pointèrent respectivement une lance et une longue épée près de la gorge du soldat :

 

Au nom de la garde royale D’Hinarcia, je vous arrête! hurla le garde en enfonçant un peu plus la lame dans l’armature de l’armure de Kyd.

 

Non! Attendez, je suis venu porter un message au roi Braug, c’est au sujet de la tour est…ils l'ont détruite.

 

Braug s’y attendait, depuis quelque temps, les patrouilles de ce secteur avaient tendance à disparaitre. Les malheureux semblaient tout bonnement envolés. Avec cet homme devant lui, il comprit que l’empire avait pris les devants en détruisant leur tour de garde

 

Alors? Gaal croit pouvoir venir prendre ma tête en Hinwarcie? Jamais! Et toi, espèce de pourceaux, tu finiras au cachot. On t’exécutera dans trois lunes pour ton imprudence et ton impolitesse envers moi!, cracha le roi sur l’armure noire du jeune homme.

 

Sans plus de cérémonie, les gardes amenèrent Jesper dans les cellules où sa courte vie de soldat s’achèverait, sans adieu ni départ héroïque comme il l’avait tant souhaité. Il s’endormit en repensant aux horreurs qui les avaient décimés cette nuit-là.

 

 

 

Et il prédit la venue des ailes noires dans la nuit lorsque terre et nuit seront de sang

 

Lorsque le monde n’était alors qu’un jeune monde, les Dieux prédirent que sur terre un jour, il y aurait un être si bon qu’il serait incorruptible. À lui seul, il réunira les hommes sous la bannière de la paix. On l’appellerait Zirael... cet être irréel des Dieux naquit dans un simple village de pêcheurs. Vivant tel un simple paysan ignorant tout de son glorieux destin, Zireal était fait de même. Il savait vivre de rien tout en étant heureux. Le seul fait de vivre lui donnait un but. Seuls les êtres inférieurs ont ce loisir disait-on.

 

Kyd lui n’aurait rien de cela, il serait pendu aujourd’hui si Braug ne lui mentait pas. Malheureusement pour lui, il ne mentait jamais comme tous les rois. Bien entendu, il entendit des pas légers trop légers pour être le soldat qui le surveillait. Son bourreau avait sans doute dû abuser de l’eau-de-vie de Sultafein et dormir comme un loir. En effet, ce n’était pas lui, une armure marchait vers lui. Du moins quelqu’un de trop svelte pour la porter. Il releva sa visière pour révéler des yeux différents comme s’il refusait mutuellement de s’entendre. L’un était bleu, l’autre était vert tel les feuilles d’été.

 

Alors? On sort? Cessez de me regarder et aidez-moi à ouvrir cette foutue porte imbécile! C’est pas vrai! Vous êtes tous aussi incapables à Aiderin?

 

Jesper savait l’avoir déjà vue ou du moins croisée, mais non impossible. C’est la fille du roi Braug D’Hinarci qui se tenait devant lui en armure et l’aidait à s’échapper.

 

Par les dieux, vous êtes folle d’ouvrir cette porte, je pourrais vous tuer sur-le-champ si tel était mon intention. Mademoiselle, votre père serait très…

 

Silence soldat! Vous n’avez pu esquinter mes deux gardes. Alors, je ne vous considère pas comme une menace. À vrai dire, je ne vous considère pas du tout. J’ai seulement besoin de vous, lui lança la princesse.

 

Kyd fit la moue en voyant que les rumeurs disaient vraies. La jeune Ella avait déjà repoussé quatre assassins voulant sa tête comme un trophée de guerre. À quatre reprises, les assassins avaient déjoué les gardes et s’étaient faufilés dans ses quartiers. La dernière fois, un garde a dû la maitriser. Le pauvre avait hurlé que cette folle lui avait brisé les mains avec un chandelier.

 

Donc, on fait un accord? Vous m’indiquez où se trouve Malkora et vous êtes libre.

 

. resta sans voix, la princesse rebelle semblait savoir ce qui lui était arrivé

 

Très bien princesse, fuyons ce cachot.»

 

Un contrat est un mariage temporaire avec autrui –Graham D’Hinarci

 

Après avoir quitté le château par les égouts. Les deux fugitifs continuaient vers l’est. La tour était à au moins trois heures de marche. Ils avaient donc le temps de discuter.

 

Vous comptez rester silencieuse longtemps, Votre Altesse?

 

Elle semblait toutefois désappointée.

 

Elle s’en moquait. Tout ce qui comptait pour elle était son plan et Jesper n’en faisait visiblement pas partie.

 

Pourquoi aller à la tour de garde? Il n’en reste plus rien. Il n’y a que mort et désolation là-bas?

 

Ella le lorgna d’un œil qui disait le fond de sa pensée.

 

La tour est le dernier endroit où l’ombre est apparue, je dois m’y rendre sur-le-champ.

 

Les deux stoppèrent   lorsqu’un carreau se logea dans le bouclier d’Ella.

 

Bon sang! Couchez-vous! hurla la jeune femme.

 

Kyd avait déjà disparu vers le tireur croyant que son courage lui était revenu. Ella bondit vers l’avant, épée à la main, prête à découper ce qui passerait trop près de sa lame lorsqu’elle vit les deux soldats se serrer la main à la manière des chevaliers. Elle comprit qu’il était un Airdeirnien probablement un survivant des évènements derniers. Elle entendit Kyd mentionné le nom de Rahim. Lui et Jesper s’étaient connus à l’armée lors de la bataille de la rivière du Pontar séparant Airdeirn d’Hinarcia. Rahim avait reçu une lance dans l’épaule. Kyd quant à lui avait reçu huit flèches. Rares étaient les soldats qui prêtaient attention à autre chose que l’arme devant eux. Souvent trop préoccupés à ne pas mourir dans d’atroces souffrances ce qui est une priorité personnelle plutôt convaincante pour oublier son équipier. Mais lui et Kyd n’était pas de la même trempe. Ils avaient compris que s’ils s’aidaient, ils auraient plus de chance de survivre. Après des retrouvailles fraternelles, Jesper examina son ami avec inquiétude, Rahim avait plusieurs plaies ouvertes et saignait abondamment.

 

Ne t’inquiète pas, c’est récent. Les deux camps avaient des survivants. Malheureusement j’ai été touché. Sale Nordien! Toujours là où ma lame va. Ha ha ha! Avec qui es-tu l’ami? demanda son coéquipier.

 

Jesper éclata de rire en lâchant :

 

Ella D’Hinarcia, princesse des sept royaumes du nord et souveraine de Sultafein.

 

Soudainement, Rahim venait de prendre du vieux.

 

Tu es un génie Kyd! Grâce à elle, la guerre est gagnée. Gaal va nous ensevelir d’or d’ici au Pontar. Ha ha par Mesiris.

 

Il comprit rapidement que ce n’était pas vraiment son intention.

 

C’est grâce à elle si je suis en vie Rahim. Après ce qui s’est passé ici, j’ai dû fuir vers la capitale nordique. Le roi Braug m’a gentiment enfermé dans les cachots et elle m’en fait sortir.

 

Sans plus de retenue (ce qui surprit grandement Rahim), Ella demanda :

 

Et que s’est-il passé ici?

 

Les deux hommes eurent un regard vague comme si la chose blessait encore leur âme

 

Nous avons été attaqués, mais pas par vos soldats ceux-ci étaient comme vides. On s’apprêtait à assiéger la tour est lorsqu’ils sont arrivés. Nous ignorions si c’était des renforts, nous les avons donc laissés passer voir s’ils attaquaient. Lorsque j’ai entendu les cris à la tour, j’ai commis ma seule et dernière erreur. J’ai lancé mon bataillon au suicide. Ses choses n’ont pas d’âmes ni de vie. D’ailleurs, je me souviens encore de leur regard perdu et hagard comme des marionnettes que l’on contrôle. Kyd et moi les avons combattu le plus que nous pouvions, mais ils étaient plus nombreux. Puis, au milieu des damnés, je l’ai vue… l’ombre noire. Malkora. (Rahim pria Meresis en silence.) J’étais en train d’en finir avec un de ses lâches. Quand il est arrivé à portée de dague, j’ai tenté de l’éliminer, mais…

 

Il montra une énorme tache noire sur son cœur.

 

Il n’a fait qu’effleurer mon cœur et s’est apparu, Jesper nous savons tous les deux ce que cela signifie… les légendes disaient vrai, c’est la mort noire…   à suivre!

 

Conception Alain Tremblay | Réalisation Katy Harrouart | Tous droits réservés. 2015.